Le général Amara Camara est aujourd’hui le bras droit du président guinéen Mamadi Doumbouya. Secrétaire général à la présidence, assurant une sorte d’intérim pendant les absences du président, Camara n’a pas hésité à se présenter comme un « pauvre » qui n’a pas « un franc en poche ». Pourtant, selon les révélations de notre journaliste Thomas Dietrich, ce fidèle parmi les fidèles de Mamadi Doumbouya s’est offert entre 2023 et 2024 pas moins de 4 maisons aux Etats-Unis, en Caroline du Nord. Et ce pour la modeste somme de 1,78 millions de dollars, soit 15,6 milliards de francs guinéens. Soit 1211 années de revenu d’un guinéen moyen.
Amara Camara a bien tenté de cacher ces acquisitions au grand public, se doutant qu’elles ne seraient guère populaires en Guinée. Dans cette optique, il a fait appel à un homme d’affaires du nom de Kerfalla Person Camara. Ce requin des affaires, grand argentier du régime de Doumbouya, a créé une société-écran dans le Delaware, un Etat américain qui est aussi un paradis fiscal. Sauf que les deux comparses ont laissé des traces. Et il apparaît désormais qu’Amara Camara est le véritable propriétaire de 4 charmants pavillons sur la côte est des Etats-Unis, des demeures dans lesquelles vivent à l’année la famille d’Amara Camara (notamment son épouse et ses enfants).
Bien évidemment, la question se pose quant à l’origine des fonds qui ont permis à Amara Camara d’acquérir ces biens immobiliers. Une enquête judiciaire américaine pourrait-elle freiner l’ascension de ce général, qui ne cesse de gagner en influence ? L’enquête de notre journaliste Thomas Dietrich lève en tout cas le voile sur cette junte guinéenne qui dépense sans compter (à l’étranger) l’argent de son peuple. Le tout avec la bénédiction de son alliée, la France.

